1966 : Création du Musée de l'Art Culinaire

Durant sa carrière professionnelle, Auguste Escoffier a formé plus de 2.000 cuisiniers et parmi eux, le mécène de notre Fondation, Joseph Donon. Déjà célèbre et fort occupé au Carlton de Londres, Escoffier le remarqua lors d’un séjour dans sa cité natale, alors que celui-ci travaillait comme commis de cuisine au château de Villeneuve-Loubet. Lorsqu’il repartit quelques jours plus tard pour l’Angleterre, il emmena avec lui le jeune Donon. Escoffier s’était promis de lui transmettre toutes les arcanes du métier de cuisinier. Une fois formé, notre mécène parti Outre-Atlantique et fit une carrière fulgurante aux Etats-Unis où il servit les prestigieuses familles Frick et Vanderbilt. Après la mort d’Escoffier, deux de ses plus proches collaborateurs, Paul Thalamas et Eugène Herbodeau,

proposèrent à Joseph Donon de créer un musée en mémoire du maître, dans sa maison natale de Villeneuve-Loubet. Reconnaissant, désireux de rendre hommage à son maître et de prolonger son éthique et son œuvre, celui-ci accepta de le financer.

Le musée ouvrit ses portes le 2 mai 1966, soixante années après la rencontre entre le maître et le disciple. Ses huit salles se firent l’écrin des souvenirs du maître mais aussi d’objets et ustensiles d’époque, d’une riche documentation sur l’art culinaire, de tables dressées, d’un potager provençal, d’une collection de 1.500 menus anciens et modernes, de pièces en sucre ainsi que d’une importante bibliothèque et d’un centre de recherche sur la gastronomie

Dons et legs viennent toujours régulièrement enrichir ses collections.

 

A nouveau millénaire, nouvelle dynamique

Depuis l’an 2000, le musée est entré dans une nouvelle dynamique.

Préserver l’œuvre du maître, c’est bien, la faire connaître à un public plus vaste, c’est mieux, surtout quand le passé détient les clefs du présent.

Le musée a développé sa communication, mis en place des expositions thématiques sur la gastronomie d’hier et d’aujourd’hui, souvent avec la complicité des grands chefs heureux de s’impliquer.

Petit à petit, le musée a commencé à s’ancrer dans son temps.

Notre plus belle récompense, c’est quand vous parlez de nous !

2003 - 2004 : Le Musée se modernise

Trente-sept ans après sa création, le musée avait besoin d’une sérieuse remise aux normes.Le Conseil d‘Administration y a vu l’occasion de rajeunir le musée et de mettre en valeur ses collections. Le cabinet Remion-Magnan, aux ramifications niçoises et parisiennes, a été chargé de l’ensemble du chantier.

En raison de l’importance des sommes nécessaires, plusieurs tranches de travaux ont été programmées. Le Conseil Général et le Conseil Régional ont été partenaires.

LA PREMIERE TRANCHE a concerné le rez-de-chaussée et les étages. De mi-décembre 2002 à mi-février 2003, les corps de métier se sont succédés, une dizaine au total. L’essentiel du budget engagé pour cette tranche, soit 120.000 euros, a été englouti par l’électricité refaite à 80%, totalement encastrée dans un souci d’esthétisme, et par les peintures. Les murs ont été habillés d’un bel ocre jaune, le musée a pris du volume, des murs ont été abattus, des vitrines ont été intégrées à l’espace, les sols brillent à nouveau de l’éclat retrouvé de la terre cuite sicilienne d’origine, les protections vol et l’incendie ont été renforcées, la plomberie a été refaite à neuf.

L’agencement du musée a été profondément modifié au profit d’un meilleur accueil du public. L’entrée se fait désormais par la grande porte. Le point accueil est sur le seuil. Les salles ont été redistribuées pour fournir un parcours plus fluide (voir en annexe). Un éclairage moderne et fonctionnel et un graphisme personnalisé créent des pôles d’attraction et privilégient une lecture des collections à plusieurs niveaux. Au sein d’une boutique, écrits d’Escoffier et livres culinaires sont à la vente.

Les améliorations de LA SECONDE TRANCHE - réalisée l'hiver 2004 pour un montant de 106.000 euros - ont porté, comme pour la première, sur l’électricité, l’éclairage, les peintures, la climatisation. Elles ont également compris la redistribution des espaces déjà utilisés et la refonte d’un espace jusque-là occupé par un logement.

Le musée gagne 1/3 de superficie supplémentaire. La cave, belle salle voûtée, est désormais ouverte aux présentations, conférences, projections, démonstrations culinaires et à la location ; deux nouvelles salles ont été créées : la première est consacrée aux Disciples et Amis d‘Escoffier dans le monde, illustration de l’impact d’Auguste Escoffier et de son œuvre qui, encore aujourd’hui, fait référence ; la seconde est dédiée aux cuisiniers d’aujourd’hui et est dotée d’une exceptionnelle frise chronologique de l’histoire de la cuisine et du cuisinier de la préhistoire à nos jours. Le centre de recherche propose plus de 2.500 références aux amateurs et chercheurs ; un espace cyber, nouveau, leur permettra bientôt de prolonger les recherches et d’évoluer dans les collections du musée.

 

Le musée était enfin fin prêt pour accueillir les grands desseins que le président de la Fondation de l'époque, Dario dell Antonia et son conseil, caressaient pour ce bel édifice : poursuivre inlassablement le devoir de mémoire, offrir une meilleure visibilité de l’œuvre d’Escoffier, mais aussi ouvrir le musée à l’art culinaire français région par région et recueillir les témoignages de ceux qui seront les grands chefs de demain.

Tout l’esprit d’Escoffier !

 

Aujourd'hui, Michel Escoffier arrière-petit-fils du Maître, devenu Président de la Fondation continue l'oeuvre de ces prédécesseurs et apporte ses nouveaux projets.