Né en 1970 dans le laboratoire d’un charcutier-traiteur, le petit Laurent saute le stade des petits pots industriels, pour une bonne tranche de pâté de tête ou une bouchée de mousse au chocolat noir aux fruits de la passion.

Enfant, il apprend très tôt à calculer en additionnant les guirlandes de saucisses de Francfort encore fumantes enroulées autour de leur manche à balais et à former les pleins et les déliés en recopiant la liste des plats du jour calligraphiés au tableau noir de la boucherie de papa.

Chemin faisant, à 12 ans déjà, celui qui préférait l’école «buissonnière», pardon «charcutière», à la rébarbative discipline scolaire, se retrouvait pré-apprenti en boucherie à Nice chez Pierrot Nouira puis à Saint-Dié-des -Vosges sous la tutelle de l’impressionnant Monsieur Haumont

CAP en poche il devient apprenti chez papa… c’est à Paris au Ceproc, puis au Cepal qu’il aiguise ses armes sous les directions de professeurs dont Vincent Perré, pour lesquels il garde la reconnaissance du savoir et du cœur. C’est aussi là qu’est plantée la petite graine de concours, à partir de là que va se construire ce rêve qui jusqu’à l’épreuve finale apparaît inaccessible à tout candidat?: le concours de Meilleur Ouvrier de France.

 

Sacré MOF en 2007, il commente simplement ce succès?: «Il faut du travail, sûrement un peu de talent, mais aussi de la chance et ne faire qu’un avec ce que l’on fait.» Il nourrit aujourd'hui de nouveaux projets dont celui de traiteur haut de gamme.

Fidèle à la généreuse tradition de ses prédécesseurs, il veut se consacrer à la transmission du savoir gastronomique en devenant consultant auprès de professionnels, et professeur de cuisine pour tout un chacun. Laurent est membre de l'Académie Gourmande des Chaircuitiers